Vous hésitez entre la sophrologie et l’hypnose ? C’est bien normal : vues de l’extérieur, les deux se ressemblent. On ferme souvent les yeux, on se détend, une voix vous guide.
Je pratique les deux : je suis sophrologue certifiée et praticienne en hypnose ericksonienne. Voici, simplement, ce qui les rapproche, ce qui les distingue, et comment nous choisissons ensemble.
La sophrologie : se détendre en restant acteur
La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, qui s’est notamment inspiré de l’hypnose, du yoga et du zen. C’est une approche psychocorporelle : elle passe par le corps pour apaiser le mental et les émotions.
En séance, je vous guide avec la voix : respiration contrôlée, détente musculaire, visualisation, suggestions positives. Vous restez conscient de tout ce qui se passe. Surtout, vous apprenez des exercices simples que vous pourrez refaire chez vous, sans moi. C’est un entraînement : plus vous pratiquez, plus ces ressources deviennent faciles à retrouver.
Je la propose souvent pour :
- Gérer le trac, le stress et les émotions du quotidien
- Accompagner les difficultés de sommeil
- Travailler la mémoire, la concentration et la confiance en soi
- Se préparer à un examen, une prise de parole, un entretien, le permis de conduire, une compétition, un accouchement ou un parcours de FIV
L’hypnose ericksonienne : laisser travailler l’inconscient
L’hypnose est un état modifié de conscience, différent de l’état ordinaire dans lequel nous passons nos journées. Rien de mystérieux : cela ressemble à ces moments où vous êtes plongé dans un livre ou dans vos pensées, et où vous ne voyez pas le temps passer.
L’hypnose ericksonienne procède surtout par suggestion indirecte : plutôt que des consignes, des propositions, des métaphores, des histoires. Ce langage contourne les barrières de la logique et de la raison pour s’adresser à l’inconscient, là où se fait le travail.
Vous êtes installé, assis ou allongé. La séance commence par un échange sur votre histoire et votre demande, puis viennent la relaxation et les suggestions. Vous ne dormez pas et vous ne perdez pas le contrôle : vous êtes simplement tourné vers l’intérieur. C’est une approche brève : on avance souvent en quelques séances, espacées d’une à deux semaines.
Ce qui les rapproche, ce qui les distingue
Les deux approches s’appuient sur la détente, sur une voix qui guide et sur la force des images. Les deux partent de vous : de votre histoire, de votre demande et de vos ressources.
La vraie différence tient à votre rôle pendant la séance :
- En sophrologie, vous êtes actif. Vous apprenez des exercices et vous les pratiquez entre les séances.
- En hypnose, vous vous laissez guider. Le travail passe davantage par l’imaginaire que par l’effort conscient.
- La sophrologie se prête bien à un entraînement sur la durée. L’hypnose ericksonienne est une approche brève, centrée sur votre demande.
Comment je choisis avec vous
Je ne choisis pas l’approche thérapeutique avant de vous rencontrer. Je l’adapte à votre demande et à votre personnalité, pour que vous puissiez devenir auteur et acteur de votre propre vie.
Lors de la première séance, quelques questions m’aident à orienter :
- Avez-vous envie d’apprendre des exercices à refaire en autonomie ? La sophrologie s’y prête bien.
- Avez-vous une échéance précise, comme un examen ou un entretien ? La préparation mentale en sophrologie est faite pour cela.
- Avez-vous l’impression d’avoir tout compris, sans que rien ne change ? L’hypnose aide parfois à faire bouger ce que la raison seule ne parvient pas à changer.
- L’idée de l’hypnose vous inquiète ? Nous pouvons commencer par la sophrologie, et y venir plus tard si vous le souhaitez.
Souvent, les deux se complètent
Très souvent, je combine les deux. Une séance peut commencer par une respiration de sophrologie et se poursuivre en hypnose. Les exercices de sophrologie peuvent aussi vous accompagner entre deux séances d’hypnose. Ce qui compte, ce n’est pas le nom de la méthode : c’est ce qui vous aide, vous.
Si votre stress est intense ou si vos difficultés de sommeil durent, parlez-en aussi à votre médecin. Sophrologie et hypnose peuvent accompagner un suivi médical, jamais le remplacer.
Vous hésitez encore ? Nous en parlerons ensemble lors d’une première séance, au cabinet à Saint-Paul ou en visio.